Posted by: Olivier | 7 juillet 08

:: HYèRES :: Design parade 08, expo etc.

L’une des exposition de l’édition 2008 de design parade permet d’appréhender les jardins de la villa noailles telles que les souhaitaient Charles et Marie-Laure de Noailles.

Durant l’Entre-deux-guerres ils commandent Gabriel Guévrékian un jardin exceptionnel pour leur villa d’Hyères en 1926. Largement publiées et commentées, cette réalisation participe à l’essor que connaît l’art du jardin dans l’Entre-deux-guerres. En effet, durant cette période, le jardin se prête à de nombreuses expérimentations esthétiques et devient un lieu de convergence des arts et de l’architecture. La sculpture et la peinture modernes sont de nouvelles sources d’inspiration : Lipchitz, les Martel et les Delaunay jouent un rôle indirect mais décisif dans ce processus de renouvellement des modèles formels du jardin.

Le mécénat du couple Noailles s’inscrit bien sûr dans ce mouvement, mais aussi dans une histoire familiale et personnelle. Si l’on sait que les jardins seront le destin de Charles de Noailles, qui devient après la seconde Guerre Mondiale un grand spécialiste de la flore méditerranéenne, le fait que sa mère, la Princesse de Poix, soit membre de la très sélective Association des Amateurs de Jardins est moins connu. De la même manière, il faut rappeler que la mère de Marie-Laure, Marie-Thérèse de Chevigné possède à Grasse un magnifique jardin «pan-méditerranéen » conçu par Ferdinand Bac, précurseur d’une sensibilité nouvelle. Le mariage de Charles et Marie-Laure de Noailles se déroule dans ce cadre splendide en janvier 1923. Avec de tels antécédents, le couple ne peut faire autrement qu’innover et mettre en oeuvre des manifestes insurpassables, pour lesquels ils choisissent avec pertinence les concepteurs autant que les oeuvres d’art ou le mobilier qui les compléteront.

Mais les Noailles seront peu imités. À part quelques amateurs éclairés (Jacques Rouché, directeur de l’Opéra de Paris ou le couturier Jacques Heim) et des expositions éphémères, l’utopie des jardins modernes ne donne lieu qu’à très peu de réalisations. Parti d’Autriche, le mouvement sera surtout suivi en France, avec des échos plus ou moins sophistiqués en Belgique, Italie ou Allemagne. Pourtant, les architectes veulent alors donner une place nouvelle au jardin qu’ils rationalisent ou intègrent directement dans leurs constructions. Le toit-terrasse s’impose alors comme la réponse rationnelle aux problèmes de l’habitat urbain, aux coûts des terrains et aux besoins de sport et d’hygiène qui régissent la vie moderne.

Avec ses 700m2 de toit-terrasse et son parvis, la villa d’Hyères est un bel exemple de ce type d’aménagement. La construction dessinée par Mallet-Stevens est elle-même une suite de jardins suspendus ouverts sur le paysage.

En 1948, l’histoire fait une boucle pour revenir à son point de départ : Charles de Noailles achète à Grasse la villa qui avait inspiré à Ferdinand Bac sa vocation de créateur de jardin et en réaménage le parc avec l’architecte Emilio Terry. L’esthétique est cette fois très classique, mais il y applique ses théories personnelles et en fait son chef d’oeuvre. Il continue par ailleurs à s’occuper de ses nombreux jardins, dont celui d’Hyères qu’il transforme en un des plus beaux parcs du Var, ouvert au public depuis 1974. Reconnu comme une sommité dans ce domaine, il devient le président de la Société Française d’Horticulture et même le vice-président de la société anglaise équivalente.

A voir à hyeres jusqu’au 21 septembre 2008

D’autres infos sur le site de la villa

Commissariat : Stéphane Boudin-Lestienne
Scénographie : David Dubois

La première exposition rétrospective depuis la disparition du peintre il y a vingt ans, commence par la présentation d’un ensemble d’œuvres réalisées à Portsall sur la côte nord du Finistère durant l’été 1954. Ce séjour breton, à l’invitation du critique Charles Estienne, est très productif pour le peintre qui explore alors les ultimes solutions de représentation des paysages. Ces œuvres seront remarquées par André Breton qui encourage le peintre à découvrir la calligraphie orientale.

L’exposition continue par l’évocation, suivant l’ordre chronologique, des différentes recherches sur le signe, le vide, l’écriture et les lignes d’écriture. Puis au milieu des années soixante, le peintre abandonne la technique du pinceau et renonce aux limites traditionnelles de l’œuvre. Il se livre à des expérimentations sur les matériaux et invente de nouveaux outils, travaillant par lacération, arrachage, encollage ou pliage. Ses recherches de plus en plus épurées, soutenues par une réflexion philosophique sur son travail de plasticien, le mènent à collaborer avec des chorégraphes, compositeurs, poètes ou architectes.

Bien que ses recherches successives aient dérouté bon nombre d’amateurs et galeristes, et que l’austérité de sa démarche l’ait isolé, Degottex a bénéficié d’une très grande notoriété, comme étant l’un des plus grands peintres abstraits de la seconde moitié du XXe siècle. Il a obtenu le Grand Prix national de peinture en 1981.

A voir à Quimper jusqu’au 28 septembre 08

Plus d’information sur le site du musée

Illustration : l’épée dans les nuages, 1955, collection particulière

Au début du XXe siècle, une dizaine de sépultures néandertaliennes sont mises au jour dans le Sud-Ouest de la France. Ces découvertes bouleversent la vision de l’Homme de Neandertal jusque-là considéré comme un être fruste à l’intelligence rudimentaire. La mise en évidence de pratiques funéraires révélées par le mode d’inhumation lui confère une capacité intellectuelle et une pensée religieuse qui témoignent d’une véritable humanité.
L’exposition du musée national de Préhistoire célèbre le centenaire des premières découvertes en présentant une dizaine de sépultures néandertaliennes dont le très riche ensemble de La Ferrassie composé d’un homme, une femme et plusieurs enfants, la sépulture du Roc de Marsal, celle du Moustier, du Regourdou, de Saint-Césaire et de nombreux objets à valeur symbolique qui les accompagnent : crayons d’ocre, pièces gravées et curiosités naturelles récoltées par les néandertaliens.
Pour la première fois en France sont réunies les sépultures découvertes dans le bassin aquitain ainsi que l’un des meilleurs exemples mis au jour au Moyen Orient, Kebara II en Israël.
Découvert en 1856, l’Homme de Neandertal a connu une histoire chaotique et donné de lui-même des images variées, allant de l’homme-singe et muet décrit à la fin du XIXe siècle, bestial et cannibale jusqu’au milieu du XXe siècle, à un individu robuste, de stature moyenne, doté d’une capacité crânienne supérieure ou égale à la nôtre, tel que nous les décrivent aujourd’hui les anthropologues. S’il présente de nombreuses différences morphologiques avec les « hommes modernes », elles ne démontrent aucune infériorité physique ou intellectuelle, mais plus une spécialisation anatomique héritée de ses prédécesseurs ou acquise durant le processus de néandertalisation. Neandertal est aujourd’hui considéré comme un homme à part entière relevant d’une humanité distincte mais parallèle à celle de l’homme moderne ou Homo sapiens sapiens.
Après plus de 150 ans de recherches, cette exposition, à travers l’étude des pratiques funéraires, donne des éléments de réponse à un certain nombre d’interrogations portant sur ses préoccupations symboliques et son mode de vie. Une scénographie originale de Philippe Renaud, rythmée par les dessins d’Emmanuel Roudier, sensibilise le visiteur à la diversité des gestes funéraires et à la structure sociale de cette « première humanité ».

Situé au coeur de la Dordogne, le territoire des Eyzies-de-Tayac est considéré comme le « berceau de la Préhistoire », depuis 1863, date des premières fouilles à la recherche de l’homme « antédiluvien ». De nombreux sites majeurs sont découverts, qui feront la réputation des Eyzies et de la vallée de la Vézère. Rénové en 2004, le musée national de Préhistoire des Eyzies-de-Tayac composé d’un château primitif fortifié et d’une extension moderne, offre dorénavant près de mille cinq cent mètres carrés de surface d’exposition permanente

A voir au musée national de préhistoire jusqu’au 12 novembre 2008

Plus d’infos sur le site du musée
et le mini site de l’exposition

Posted by: Olivier | 2 juillet 08

:: PARIS, Aeroports :: 27 graphistes pour l’Europe

L’exposition “27 graphistes pour l’Europe” donne le coup d’envoi de la saison culturelle européenne. Alors que la France prend les rênes de la présidence européenne, elle veut aussi marquer de son empreinte le domaine culturel par une série de manifestations d’envergure qui se dérouleront jusqu’au 31 décembre 2008.

Avec le consentement du ministère de la Culture et du commissaire de l’exposition Philippe Apeloig, Aéroports de Paris devient le théâtre du premier grand évènement de la saison culturelle européenne, une exposition placée sous le thème de la marche. Sur des panneaux géants, sont présentées 27 affiches de 27 graphistes issus de chaque pays membre.

Philippe Apeloig a sélectionné les artistes auxquels il a commandé les œuvres. Les graphistes viennent de Chypre, d’Irlande, du Royaume-Uni, du Luxembourg, de France ou encore de la République Tchèque. Selon lui ” La marche motive la curiosité, permet d’avancer à petits pas, simple et complexe, elle est la métaphore de la vie et du progrès.

Une exposition exceptionnelle montrant la singularité et la force du graphisme européen.

Commissaire de cette exposition, Philippe Apeloig, graphiste de renommée internationale ayant travaillé avec de nombreuses et prestigieuses institutions culturelles à travers le monde, a sélectionné 27 graphistes, un par pays, auquel il a commandé la création d’une oeuvre graphique célébrant l’Europe autour du thème de la marche. Ces affiches seront exposées dans les Aéroports de Paris sous la forme de panneaux géants.

Les 27 graphistes :

Tino Grass (Allemagne)
Roman Breier
(Autriche)
Teresa Sdralevich
(Belgique)
Luba Lukova
(Bulgarie)
Evripides Zantides
(Chypre)
Finn Nygaard
(Danemark)
Pilar Gorriz
(Espagne)
Ruth Huimerind
(Estonie)
Hilppa Hyrkäs
(Finlande)
Elamine Maecha
(France)
Dimitris Karaiskos (Grèce)
Arpad Daradics
(Hongrie)
Noelle Cooper (Irlande)
Lucia Pasqualin (Italie)
Ilmars Blumbergs
(Lettonie)
Gediminas Šiaulys (Lituanie)
Marco Godinho (Luxembourg)
Pierre Portelli (Malte)
Edwin Vollebergh (Pays-Bas)
Elzbieta Chojna (Pologne)
Lizá Ramalho/Artur Rebelo (Portugal)
Filip Blažek (République tchèque)
Lucian Marin (Roumanie)
Joana Niemeyer ( Royaume Uni)
Marcel Bencik (Slovaquie)
Radovan Jenko (Slovénie)
Nille Svensson (Suède)

L’exposition d’été du musée Granet fait découvrir un peintre majeur, né à Aix-en-Provence en 1775, partageant sa vie d’artiste entre la capitale de la Provence, l’Italie, et Paris dans ses vingt dernières années. l’exposition présente de façon très complète l’oeuvre de Granet autour de sept thématiques : Granet peintre de Rome ; Granet peintre des peintres ; Granet peintre d’histoire ; Granet peintre de genre ; les aquarelles et les lavis ; méditation sur la vie et la mort ; Granet caricaturiste.

Le musée d’Aix, rebaptisé musée Granet en 1949, montre comment cet artiste, encore méconnu mais pourtant présent dans de nombreuses collections de grands musées dans le monde (le Metropolitan de New York, le musée Pouchkine à Moscou ou encore l’Hermitage de Saint Petersbourg), occupe une place importante dans l’histoire de la peinture du XIXème siècle.

Avec 220 oeuvres de François-Marius Granet, cette rétrospective rend justice à l’artiste et le resituer dans l’histoire de l’art. On peut ainsi penser qu’il n’est pas juste que Valenciennes, Michallon ou Corot aient été mis en valeur et que Granet soit resté dans l’ombre de ses cloîtres, alors que sa place est éminente dans
le passage du néo-classique au romantisme et au naturalisme.

A voir au musée Granet du 5 juillet au 2 novembre 2008

D’autres infos sur le site du musée

étonnante dualité que l’œuvre d’André Suréda (1875–1930) tantôt sévère, tantôt charmeuse !

Cet artiste orientaliste a livré un précieux témoignage sur l’Algérie, le Maroc mais aussi la Syrie et la Palestine : témoignage sans complaisance où mendiants, prostituées avoisinent les rabbins en prière ou les jeunes femmes alanguies dans un jardin fleuri. Une vision de l’Orient merveilleusement servie par un dessinateur exceptionnel et un coloriste qui n’a rien à envier à Manet.

A voir au musée Rolin jusqu’au 6 octobre 2008

d’autres infos sur le site des musées de bourgogne

Organisée conjointement par le Nouveau Musée national de Monaco et le Musée des beaux-arts de Montréal, en partenariat avec le Musée Boijimans van Beuningen de Rotterdam, cette rétrospective majeure de l’oeuvre de Kees Van Dongen (Delfshaven (Pays-Bas), 1877 - Monaco, 1968 ) est réalisée en collaboration avec la famille de l’artiste. Grâce aux oeuvres majeures acquises récemment par le Nouveau Musée national de Monaco et avec le soutien de grandes institutions comme le Musée National d’Art Moderne/Centre Pompidou ou le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, cette exposition regroupera plus de 130 toiles importantes, une quarantaine d’oeuvres sur papier, des céramiques et des livres illustrés par l’artiste. Certaines pièces n’ont pas été présentées au public depuis plus d’un demi-siècle.

L’exposition confirme la place déterminante qu’a occupée Kees Van Dongen durant les quinze premières années du XXe siècle, et son rôle unique de portraitiste au sein du fauvisme, contribuant à modifier l’image d’un mouvement qui s’est porté en priorité sur le paysage. L’extravagance et la virulence des toiles Van Dongen ont suscité des répercussions immédiates à l’étranger, plus particulièrement au sein du groupe expressionniste Die Brücke, en Allemagne, ce qui, de pair avec un orientalisme préfigurant celui de Matisse, situe Van Dongen au tout premier plan de l’avant-garde.

Ses oeuvres, éclatantes et impudiques souvent comparées à de « prodigieuses débauches de lumière, de chaleur et de couleur »  témoignent de l’affirmation de son propre style au sein de l’art moderne, aux côtés de Matisse et de Picasso.

Cette présentation offre également une perspective inédite sur l’artiste, à la lumière de nouvelles recherches et de la présentation d’oeuvres jusqu’à présent très peu connues. L’accent est mis sur la production de jeunesse de Van Dongen durant les années qui ont précédé le fauvisme, quand son art était soutenu par le marchand Ambroise Vollard et le critique Félix Fénéon. Un vaste corpus des dessins du jeune Van Dongen, réalisés en grande partie pour des journaux satiriques et montrés cette fois dans un contexte plus large sont réunis au nouveau musée de monaco.

A voir au NMNM jusq’au  7 septembre 2008

D’autres infos sur le site du nouveau musée national de monaco

Le Musée des Beaux-Arts saisit l’occasion du 30e anniversaire de la publication du roman de Georges Perec “La Vie Mode d’emploi” pour proposer “Regarde de tous tes yeux, regarde” - l’art contemporain de Perec - soit une lecture perecquienne de l’art contemporain de ces 30 dernières années. Cette exposition réunit des oeuvres de quelque 70 artistes et montre que la plupart des grands artistes de notre époque arpentent les mêmes champs d’investigation que Perec… François Morellet voisine avec Claude Closky, Erro avec John Armleder, Opalka…

Sous la forme d’un puzzle se déployant dans tout le pation, l’exposition est construite autour de “La Boîte en valise” de Marcel Duchamp… En contrepoint de cette exposition, le musée a demandé à l’artiste Ernest T de réunir dans la Salle Blanche un “cabinet d’amateur”, librement inspiré de l’ouvrage éponyme de Perec et composé à partir des collections de peinture ancienne du Musée des Beaux-Arts.

Exposition au musée des beaux-arts de nantes à voir jusqu’au 12 octobre 2008

D’autres infos sur le site de la ville de Nantes

illustration : Christian Boltanski, Vitrine de référence, 1972 Coll Frac aquitaine. © F. Delpech

Posted by: Olivier | 26 juin 08

:: SAiNT-ETiENNE :: United Artists of Italy

 « United Artists of Italy » est présentée au cabinet d’arts graphiques du musée de Saint Etienne dans le cadre de la saison culturelle européenne. Ce projet initié par le galeriste Massimo Minini (Brescia), propose une collection de plus de 200 portraits photographiques de célébrités de la scène artistique italienne et internationale à partir de 1960. 21 photographes ont travaillé à élaborer cette galerie de portraits, vingt-et-une exigences et ambitions différentes. Dans certaines images, l’artiste est représenté sous les traits poétiques du penseur éternel, de l’intellectuel à l’écart du monde. Le double portrait de Giorgio De Chirico et d’Andy Warhol réalisé par Gianfranco Gorgoni montre bien cette volonté de distanciation : les deux artistes regardent le monde comme des extra-terrestres. D’autres photographes comme Mario Giacomelli ont préféré faire ressortir le côté maniaque et possédé de l’artiste ; d’autres encore immortalisent les artistes dans la pose la plus typique possible, représentative de son travail (Paolo Mussat Sartor, Elisabetta Catalano, Ferdinando Scianna, Nanda Lanfranco, Attilio Maranzano) ; d’autres portraits présentent plus classiquement l’artiste au travail (Nanda Lanfranco, Giorgio Colombo, Ugo Mulas) ; dans certaines photographies la représentation du contexte culturel et historique prend le pas sur le portrait nous en disant plus long sur l’époque que sur l’artiste comme les clichés de Mario Dondero ou Mimmo Jodice ; enfin le portrait peut devenir lui-même oeuvre d’art lorsque l’image offre une identification parfaite entre l’artiste et son oeuvre.

A voir à Saint Etienne jusq’au 21 septembre 08

Pour d’autres informations, le site du musée d’art moderne de saint etienne

 

quel est le projet ?

Dans sa séance du 20 mai 2008, le grand conseil vaudois a définitivement voté les crédits d”études du NMBA. Cette décision entérine la construction d’une annexe du musée des beaux arts de Lausanne sur les bords du lac au coeur d’un site protégé. Ce bâtiment «pieds dans l’eau» contreviendrait au règlement de non constructibilité des rives du lac sur une profondeur de 20 mètres. Et il ne respecterait pas la loi fédérale sur l’aménagement du territoire prescrivant de tenir libres les bords des lacs et des cours d’eau. Enfin par sa volumétrie brutale et surdimensionnée, il fait fi de la loi sur la protection de la nature, des monuments et des sites.

Un référendum contre le projet est lancé par un comité regroupant de nombreuses personnalités de tout bord, des élus, des femmes et des hommes de culture, des écologistes, etc…

Les opposants mettent en évidence l’inadéquation du site à la construction d’un musée des Beaux-Arts : située en périphérie de la ville, cette construction monumentale empiétant sur le lac défigurera les rives ; ce musée engendrera d’importants mouvements de véhicules privés dans une zone où les normes de pollution sont déjà souvent dépassées. L’urbanisme moderne, c’est construire la ville en ville et laisser les rives au lac.

Les opposants veulent développer le musée cantonal des Beaux-Arts au Palais de Rumine et dans ses environs immédiats, en pleine ville, à côté d’une gare du M2. Au pied de la cathédrale et du château, là où bat déjà le coeur culturel des Vaudois.

Pour vous faire votre opinion sur la question quelques éléments de réponse plus bas.

RESSOURCES :

Le site officiel du musée

Le point de vue des verts sur la question du nouveau musée

La texte adopté par le grand conseil vaudois du 20 mai 2008

Le rapport de la majorité

Le rapport de la minorité

Le site du comité contre l’emplacement du musée

Le site du projet du nouveau musée en centre ville

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